sya.

Première femme ministre

Célestine Ouezzin Coulibaly (née Macoucou Traoré)

La ville coloniale · 1914

Dessin de Célestine Ouezzin Coulibaly
Dessin représentant Célestine Ouezzin Coulibaly, née Macoucou Traoré, première femme ministre d’un gouvernement ouest-africain francophone en 1958 ; portrait posthume, non une image d’époque.
Photo : Ferber24 · CC BY-SA 4.0

Née Macoucou Traoré, elle devient en 1958 la première femme ministre d'un gouvernement ouest-africain francophone.

Née Macoucou Traoré vers 1914 dans la région de Banfora, elle est la fille de Balla Traoré, chef du canton de Sindou. Devenue institutrice, elle épouse Daniel Ouezzin Coulibaly en 1930 et se convertit au christianisme, étant baptisée l'année suivante.1

Elle milite avec son mari contre le travail forcé et organise la section féminine du Rassemblement démocratique africain en Côte d'Ivoire et en Haute-Volta, dont elle devient secrétaire générale en 1948. Le 24 octobre 1958, après la mort de son mari, le président Maurice Yaméogo la nomme ministre des Affaires sociales, du Logement et de l'Emploi de Haute-Volta.1

Cette nomination fait d'elle la première femme membre d'un gouvernement en Afrique-Occidentale française. Elle siège ensuite au Sénat de la Communauté française de 1959 à 1961 et comme députée en 1959. Son parcours prolonge, au XXe siècle, la lignée des femmes de pouvoir dont Guimbi Ouattara est la figure fondatrice à Bobo-Dioulasso.1

Elle meurt en 1997. Son parcours reste moins documenté que celui de son époux, ce que reflète l'absence, à ce jour, d'une photographie d'elle : seul un dessin, réalisé d'après des sources iconographiques disparates, l'illustre sur les encyclopédies en ligne.1

Explorer ce lieu en 3D

Récits liés

Sources

  1. Célestine Ouezzin CoulibalyWikipedia (en) Consulter