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Tunuma rasé, 1927

Destruction du village de Tunuma

La ville coloniale · 1927 · Quartier Tounouma

Un nouveau quartier indigène à Bobo-Dioulasso
Un nouveau quartier indigène à Bobo-Dioulasso, photographie publiée dans Le Monde colonial illustré, 1934, document d'époque sur le relogement colonial (contexte pour les déplacements de population comme celui de Tunuma en 1927).
Photo : Capitaine Langlois · Public domain

Un village entier disparaît sous la pioche coloniale pour renaître trois kilomètres plus loin.

Un premier plan de lotissement, engagé dès 1926, redessine le centre de Bobo-Dioulasso selon les principes hygiénistes de l'urbanisme colonial, fondés sur la ségrégation par origine géographique ou ethnique des habitants. En 1927, les Français rasent le vieux village de Tunuma dans ce cadre.12

Les habitants sont déplacés, soit vers des villages voisins, soit sur une zone agricole vide à trois kilomètres, qui deviendra le quartier de Tounouma ; une partie d'entre eux ne sera cependant ni relogée dans ce nouveau quartier ni indemnisée, selon les travaux universitaires consacrés aux quartiers non lotis de la ville. C'est l'acte le plus brutal de l'urbanisme colonial bobolais, fondateur d'une ségrégation spatiale qui marquera durablement la ville.2

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Sources

  1. Bobo-DioulassoWikipedia Consulter
  2. Les quartiers non-lotis : espaces de l'entre-deux dans la ville burkinabéLes Cahiers d'Outre-Mer / OpenEdition Consulter