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La voix de Djon Maya

Victor Démé

L’indépendance · 1962 · Lieu associé : Quartier Koko et les teinturières du Koko Dunda

Musiciens de bara et balafon, Bobo-Dioulasso
Joueurs de balafon et de bara à Bobo-Dioulasso.
Photo : Rik Schuiling / TropCrop-TCS · CC BY-SA 4.0

Fils de griotte, un guitariste de Bobo met vingt ans avant qu'un unique titre ne le révèle au monde.

Victor Démé naît en 1962 à Bobo-Dioulasso dans une famille mandingue. Sa mère, griotte, chante dans les mariages et les cérémonies de la ville dans les années 1960. Bobo-Dioulasso, réputée capitale du balafon, du n'goni et du djembé, lui offre dans ses maquis et ses cérémonies familiales le terrain où il apprend son métier.12

Rentré au pays en 1988 à vingt-six ans, il se révèle lors d'un concours organisé par le Centre culturel français de Bobo-Dioulasso en 1989, puis remporte le premier prix de la Semaine nationale de la culture en 1990. Le groupe Farafina, fondé en 1978 à Bolomakoté, et le groupe Badenya avaient ouvert avant lui la voie de la scène internationale.12

Il faut pourtant attendre 2008 et son premier album, porté par le titre Djon Maya, pour qu'il accède à une audience internationale. Il revendiquait l'héritage des grandes voix ouest-africaines, au premier rang desquelles Amadou Balaké, référence explicite de sa propre voix.12

Il meurt le 21 septembre 2015 ; sa disparition est suivie par la presse française comme burkinabè, et Radio France Internationale lui consacre une série d'émissions sur sa réconciliation avec sa ville.2

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Sources

  1. Victor DéméWikipedia (en) Consulter
  2. Art deme victorMusiques d’Afrique Consulter