Les archives vivantes
Histoires de Sya
163 récits sourcés sur Bobo-Dioulasso : lieux, figures, événements et légendes, répartis en 5 époques et 8 parcours.
Les parcours
- Sya, la ville ancienne8 étapes · Le noyau de banco où la ville est née, de la Maison Konsa aux marigots sacrés.
- Résistances8 étapes · Les figures et les lieux qui ont tenu tête à Samory Touré puis à la conquête coloniale.
- La ville des rails9 étapes · Le triangle colonial dessiné par le chemin de fer entre la gare, le marché et l’hôtel de ville.
- La ville qui travaille8 étapes · Le coton, l’huile, la bière et les marchés qui ont fait la capitale économique.
- Sport et fêtes9 étapes · Les stades, les clubs et les grandes fêtes publiques de Bobo-Dioulasso.
- Eaux et forêts sacrées8 étapes · Les sites naturels et rituels qui entourent la ville, de Dafra à la mare aux hippopotames.
- Les figures de Bobo9 étapes · Celles et ceux dont les noms sont inscrits dans les rues, les stades et les hôpitaux de la ville.
- Bobo créative9 étapes · Le balafon, le koko dunda et les lieux de culture qui ont porté la ville à l’UNESCO en 2025.
Les origines · Sya avant le Gwiriko
- Dioulassoba / Sya - le vieux quartierTrois villages rivaux, dix-huit maisons-mères et des ruelles trop étroites pour deux passants : le vieux Sya résiste encore au coeur de la métropole.
- Maison Konsa (maison-mère de Sya)Une simple maison sans faste concentre les débats savants sur l’âge réel de la ville, entre onzième et quinzième siècle.
- Marigot Houet (et le Sanyon)Le cours d’eau qui a nommé toute une province protège des poissons sacrés tout en absorbant, impuissant, les eaux usées de la vieille ville.
- Dafra - bassin des silures sacrésIci, un poisson n’est pas un poisson : on l’enterre en linceul blanc, car la tradition en fait un ancêtre du fondateur de Sya.
- Village de KoumiUn plan qu’aucun urbaniste n’a dessiné : à Koumi, les maisons de terre suivent les lignages plutôt qu’un cadastre.
- Village perché de KoroChasseur pacifique ou guerrier aux aguets : deux légendes rivales expliquent pourquoi ce village s’accroche encore à sa colline de granit.
- Quartier FarakanAu bord du marigot Houet, ce vieux quartier accueille chaque année le festival Farakan Djandjo, entre traditions religieuses et culturelles.
- Quartier / centre des artisansForges, fonderies et ateliers de sculpture concentrent ici un savoir-faire vieux de générations, reconnu par l’UNESCO en 2025.
- Fondation de KibidwéSelon la tradition, des agriculteurs venus du Mandé s’abritent sous un arbre et donnent naissance au premier noyau de la ville.
- Formation de SyaL’arrivée des marchands dioula agrège trois villages voisins en dix-huit foyers lignagers sur une quinzaine d’hectares.
- Sya, la vendeuse de doloUne tradition tenace attribue le nom de Sya à une marchande de dolo aussi généreuse que légendaire.
- L’arbre kibiLe nom de Kibidwé remonterait à un simple arbre, sous lequel des paysans venus du Mandé auraient bâti leur premier campement.
- Le chasseur fondateurSelon le chef de canton, ce ne serait pas un agriculteur mais un chasseur qui aurait donné naissance au village.
- Le silure qui montra l’eauPoisson devenu ancêtre, le silure de Dafra bénéficie de funérailles et repose dans un cimetière qui lui est propre.
- Les interdits de DafraLe pèlerinage de Dafra obéit à des règles strictes de couleur, de métal et de calendrier, sous peine de rompre le pacte avec les ancêtres.
- Le village qui monta sur la collineÀ Koro, deux légendes rivales expliquent pourquoi le village aurait grimpé au sommet des rochers pour se protéger.
- Le culte du Dô et les masques de feuillesTrop sacrés pour tout musée, des masques faits de feuilles incarnent chez les Bobo la divinité Dô et le cycle du renouveau.
- Les hippopotames de BalaBien avant tout classement officiel, les villages voisins de la mare vivaient déjà selon des règles non écrites envers les hippopotames.
- Les bois sacrésUne géographie invisible et sacrée se superpose parfois, sans le vouloir, aux forêts classées à l’époque coloniale.
Le Gwiriko · Royaume, caravanes et résistances
- Grande Mosquée de Dioulassoba (Dioulasso-bâ)Datée de 1892 par l’UNESCO, de 1893 par Werthmann et de 1874 ou 1880 par les traditions locales, la mosquée de terre est aussi liée à un récit oral de songe et de chantier collectif.
- Guimbi OuattaraVeuve devenue hôtesse, marchande et médiatrice, elle reçoit Binger en 1888 et contribue en 1897 à détourner Samory Touré de Sya.
- Tiéfo Amoro (Amoro Ouattara)Onzième chef de guerre de Noumoudara, vainqueur du Kénédougou à Bama en 1893, il se donne la mort en 1897 plutôt que de tomber aux mains de Samory Touré.
- Famagan (Famaghan) OuattaraFrère de Sékou Ouattara de Kong, il installe vers 1714 le pouvoir des Ouattara dans la boucle du Mouhoun et soumet Sya à la fin des années 1730.
- Diori OuattaraPère de Guimbi Ouattara, il règne sur le Gwiriko au début du XIXe siècle et sa mort en 1839 ouvre le déclin du royaume.
- Almamy Sakidi (Sidiki) SanouFils d'un sculpteur bobo converti, formé à Dia, il bâtit la mosquée de Dioulassoba et, en 1897, obtient de Samory Touré que Sya soit épargnée.
- Samory TouréAprès avoir détruit Kong en mai 1897, l'almamy épargne Sya par négociation et anéantit Noumoudara, sa dernière victoire avant sa capture.
- Louis-Gustave BingerHébergé par Guimbi Ouattara du 19 au 25 avril 1888, il livre la première description européenne de Sya et de ses cinq villages.
- Fondation de l’empire de KongEn 1710, un chef dioula bâtit à Kong l’État matriciel d’où partiront plus tard les conquérants du pays bobo.
- Fondation du royaume du GwirikoLe frère du fondateur de Kong bâtit, vers 1714, un royaume voisin dont le nom signifierait au-delà de la forêt.
- Conquête de Sya par les OuattaraÀ la fin des années 1730, un père et ses fils imposent leur autorité sur les populations bobo du vieux Sya.
- Naissance de Guimbi OuattaraUne fillette née à Bobo perd son père à trois ans avant de devenir, adulte, la grande médiatrice de la ville.
- Mort de Diori Ouattara et dislocation du GwirikoLa disparition du souverain en 1839 précipite l’éclatement du jeune royaume et l’indépendance de plusieurs peuples voisins.
- Règne d’Ali DyanEntre 1854 et 1878, un souverain affaibli ne parvient jamais à restaurer l’autorité perdue du royaume sur les Bobo.
- Introduction de la tradition du DodoDes commerçants haoussa apportent au Ramadan un rituel de masques animaliers qui deviendra plus tard un carnaval populaire.
- Début de la construction de la Grande MosquéeUn imam mobilise vingt-deux villages autour d’un chantier religieux qui deviendra un symbole durable de coexistence.
- Achèvement de la Grande MosquéeAprès dix ans de travaux, quarante-deux piliers et deux minarets en pain de sucre donnent à la mosquée sa silhouette définitive.
- Binger atteint KongAprès plus d’un an de marche depuis Bamako, l’explorateur français obtient à Kong un sauf-conduit vers le pays bobo.
- Binger entre à SyaLe 19 avril 1888, un capitaine français découvre une ville marchande de plusieurs milliers d’habitants entre Kong et Djenné.
- Tiéfo Amoro refuse de recevoir BingerÀ Noumoudara, un chef tiéfo ferme sa porte à l’explorateur français, ouvrant une décennie de résistance armée.
- Passage de Parfait-Louis MonteilAu début des années 1890, un second explorateur français traverse la région sous la protection de la princesse locale.
- Publication de Du Niger au golfe de GuinéeUn capitaine français couche Sya sur le papier et livre à l’Europe sa toute première description détaillée.
- Le rêve de l’imamLa légende attribue à un songe mystique le lancement d’un chantier collectif qui rassembla vingt-deux villages autour de la foi.
- Samory en prièreSelon les récits populaires, le grand résistant se serait recueilli dans la salle de prière avant de reprendre sa lutte contre les colonisateurs.
- La potion de GuimbiOffrandes et breuvage enchanté transforment, selon la légende, l’ennemi juré en allié de la princesse Guimbi Ouattara.
- La poudre mouillée de Tiéfo AmoroTrahi selon la légende par l’un des siens, le chef tiéfo aurait préféré organiser sa propre mort plutôt que la capture.
- Le Dodo, monstre du RamadanVenue du Ramadan haoussa vers 1800, une coutume de jeunes masqués en animaux a donné naissance au carnaval actuel de la ville.
La ville coloniale · Rails, béton et quartiers
- Gare ferroviaire de Bobo-DioulassoVingt ans durant, ce quai néo-soudanais fut le bout du monde ferroviaire, tête de pont d’une colonie et porte d’embarquement vers les plantations.
- Grand Marché (marché central)Un marché de béton soudanais au centre du triangle commercial, dont ni la date d’ouverture ni le nombre de boutiques ne sont établis par une archive.
- Hôtel de Ville (Place de la Révolution)Trois masses ocre à contreforts, une place au nom révolutionnaire, et une mairie dont personne ne sait vraiment quand elle fut bâtie.
- Cathédrale Notre-Dame-de-LourdesUn vice-président du Conseil de gouvernement a posé la première pierre de cet édifice, trente ans après la préfecture apostolique qui l’attendait.
- Mausolée de la princesse Guimbi OuattaraFace à Samory Touré, une princesse a compté parmi les médiateurs qui ont épargné Sya, et la ville continue d’honorer sa mémoire.
- Quartier Tounouma (quartier des artisans)Rasé puis reconstruit par la colonisation en 1927, ce quartier transforme aujourd’hui la ferraille en art et le coton en pagnes recherchés.
- Quartier Koko et les teinturières du Koko DundaLongtemps moqué comme le pagne des femmes pauvres, le koko dunda a fini par offrir à Bobo son titre de ville créative UNESCO.
- La Guinguette et la forêt classée de KouBaptisée d’après les bords de Seine par des soldats en repos, cette vasque d’eau claire voit aujourd’hui l’urbanisation grignoter ses forêts protectrices.
- Forêt classée de DindéréssoÉcole forestière et poumon vert à la fois, cette forêt périurbaine étouffe lentement sous la coupe de bois et l’étalement de la ville.
- Mare aux hippopotames de BalaProtégés par la coutume bien avant tout classement officiel, les hippopotames de Bala vivent aujourd’hui dans une réserve triplement reconnue.
- Stade WobiLongtemps stade principal de la ville, le Wobi reste le terrain du club des cheminots, mémoire vivante de l’âge d’or ferroviaire de Bobo.
- CHU Sourô SanouD’un poste de santé militaire à un CHU de près de six cents lits, cet hôpital porte depuis 1984 le nom de Sourô Sanou, figure dont l’identité reste disputée.
- Camp militaire Ouezzin CoulibalyTrois jours de tirs et de pillage en 2011 ont laissé sept morts et une mémoire dans ce camp nommé d’après le Lion du RDA.
- Aéroport international de Bobo-DioulassoEntre décennie d’ouverture incertaine et ambitions de hub régional, cet aéroport a vu son trafic touristique fondre depuis 2015.
- SOFITEXHéritière de la CFDT, créée en 1949 et non en 1919, la SOFITEX explique pourquoi le coton burkinabè s'organise depuis Bobo-Dioulasso plutôt que depuis la capitale.
- Quartier Accart-VilleNé en 1954 d’une volonté d’ordonner la ville, ce quartier au tracé rectiligne mêle aujourd’hui marché, lycée historique et centre de santé.
- Quartier Sikasso-CiraLe nom en dioula raconterait la route vers Sikasso, ancien partenaire commercial et rival guerrier de Sya au XIXe siècle.
- Quartier Ouezzinville et son marchéDeux boulevards, deux noms de la décolonisation ouest-africaine se croisent ici, autour d’un marché parmi les plus actifs de la ville.
- Lafiabougou, Kuinima, Bindougousso, Belle-Ville, DiaradougouCinq quartiers nés des lotissements de la fin du XXe siècle dessinent aujourd’hui la couronne périphérique de l’agglomération bobolaise.
- Triangle colonial (gare - grand marché - hôtel de ville)Entre gare, marché et mairie s’étend l’ancien coeur administratif français, en vis-à-vis frontal du labyrinthe de banco de Dioulassoba.
- Colonel Paul-Constant CaudrelierEn 1904, ce colonel donne à Sya son nom colonial, Bobo-Dioulasso, sans jamais faire disparaître l'ancien.
- Édouard HeslingMalgré la préférence de nombreux administrateurs pour Bobo-Dioulasso, il choisit Ouagadougou comme capitale, fondant une rivalité durable entre les deux villes.
- Daniel Ouezzin CoulibalyNé en 1909 fils d'une grande prêtresse bobo, il devient une figure majeure du RDA et pose la première pierre de la cathédrale.
- Célestine Ouezzin Coulibaly (née Macoucou Traoré)Née Macoucou Traoré, elle devient en 1958 la première femme ministre d'un gouvernement ouest-africain francophone.
- Nazi BoniPremier écrivain voltaïque, il meurt en 1969 dans un accident de la route, laissant une oeuvre qui fait entrer le bwamu en littérature.
- Sourô SanouL'hôpital de Bobo-Dioulasso porte son nom, mais les sources ne s'accordent pas sur qui il fut : chef de canton nommé en 1913 selon une étude universitaire, tradipraticien selon l'hôpital lui-même.
- Thomas SankaraUn président révolutionnaire lance en 1983 un rendez-vous culturel national qui s'enracine durablement à Bobo-Dioulasso.
- Aboubacar Sangoulé LamizanaUn général voltaïque dirige le pays pendant quatorze ans, avant qu'un stade de Bobo ne porte son nom.
- Amadou BalakéNé en 1944, un chanteur voltaïque porte la musique mandingue jusqu'aux orchestres de salsa new-yorkais avant de devenir une référence pour Bobo.
- Soungalo Apollinaire OuattaraNé en 1956, un fonctionnaire devenu député préside l'Assemblée nationale jusqu'à ce qu'une insurrection populaire interrompe son mandat.
- Bataille de NoumoudaraUn almamy en marche vers Bobo se heurte sept jours à un chef qui préfère la mort à la reddition.
- Occupation française de SyaLa ville change de maître sans grand combat, portée par une médiation qui lui évite le pire.
- La ville est baptisée Bobo-DioulassoUn nom colonial vient se poser sur la ville sans jamais réussir à effacer celui que les habitants gardent.
- Guerre du Bani-VoltaUne révolte embrase toute la boucle du Mouhoun avant d’être écrasée depuis Bobo-Dioulasso, village par village.
- Création de la colonie de Haute-VoltaUne nouvelle colonie naît et sa capitale se joue contre l’avis de nombreux administrateurs sur place.
- Installation de la direction régionale de la CFDT à BoboBien avant la SOFITEX, un siège discret pose Bobo-Dioulasso au centre du coton ouest-africain.
- Création du centre de santé militaireUn modeste centre pour soldats deviendra, décennie après décennie, le grand hôpital de l’Ouest.
- Destruction du village de TunumaUn village entier disparaît sous la pioche coloniale pour renaître trois kilomètres plus loin.
- Création de la préfecture apostoliqueRome dessine une nouvelle frontière ecclésiastique à Bobo-Dioulasso, bien avant que la cathédrale n’existe.
- Construction du bâtiment de la gareLe génie militaire coule dans le béton un vocabulaire architectural emprunté aux mosquées de terre.
- Suppression de la colonie de Haute-VoltaUn démembrement administratif finit, contre toute attente, par arrimer la ville davantage au grand commerce du littoral.
- Ouverture de la gare au trafic restreintAvant les discours et le faste de l’inauguration, les premiers wagons roulent déjà, presque en silence.
- Inauguration de la gare de Bobo-DioulassoUn souverain mossi en visite, et voilà toute une ville basculée dans l’économie du grand large.
- Classement de la forêt de la Mare aux hippopotamesUn simple arrêté colonial pose la première pierre d’une réserve aujourd’hui reconnue par l’UNESCO.
- Classement de la forêt de KouLes sources se disputent une date, mais s’accordent sur l’enjeu : protéger l’eau qui alimente la ville.
- Reconstitution de la Haute-VoltaLa colonie renaît de ses cendres administratives, et Bobo profite aussitôt du rail et du port voisin.
- Congrès du RDA à Bobo-DioulassoUne section locale du PDCI change de nom à Bobo et pose l’un des premiers jalons voltaïques du RDA.
- Fondation de l’ASFBUn club de fonctionnaires prend forme et rejoint le trio historique du football bobolais.
- Fondation du Racing Club de Bobo-DioulassoDeux clubs rivaux fusionnent et donnent naissance au club le plus emblématique de la ville.
- Inauguration du Grand MarchéQuatre hectares de galeries et de halles ouvrent au coeur du triangle commercial de la ville.
- Création du lotissement d’Accart-VilleUn nouveau quartier sort de terre, tracé au cordeau selon la logique coloniale de séparation des espaces.
- L’hôpital militaire devient hôpital civilUne structure militaire quitte l’uniforme et s’ouvre enfin à toute la population de l’Ouest.
- Fusion PDV et PSEMA en Parti démocratique unifiéDeux formations rivales unissent leurs forces et préparent la vague électorale de l’année suivante.
- Ouezzin Coulibaly à la tête du Conseil de gouvernementLe Lion du RDA prend la tête d’un gouvernement qu’il ne dirigera qu’un peu plus d’un an.
- Pose de la première pierre de la cathédraleUn chef de gouvernement laïc pose la pierre fondatrice d’un édifice qui ne s’élèvera qu’après sa mort.
- Mort de Daniel Ouezzin CoulibalyUn chef de gouvernement s’éteint loin de chez lui, et son épouse entre bientôt dans l’histoire politique du pays.
- Fondation de l’USFRANUn club de cheminots né au Stade Wobi va porter les couleurs de la Régie Abidjan-Niger pendant des décennies.
- Mgr André DupontMissionnaire arrivé en Haute-Volta en 1927, il dirige l'Église de Bobo-Dioulasso pendant trente-trois ans, du vicariat apostolique de 1941 au diocèse de 1955, et y repose.
L’indépendance · Industrie, sport et culture
- Place Tiéfo AmoroRebaptisée sous la Révolution en hommage à un chef qui refusa de se rendre, cette esplanade a vu défiler meetings, marchés et même un pape.
- Brasserie BRAKINANée de l’ambition industrielle des années 1960, cette brasserie est devenue l’un des piliers économiques et populaires de Bobo-Dioulasso.
- SN-CITEC (huilerie-savonnerie)D’une nationalisation en 1967 à une privatisation trente ans plus tard, cette huilerie reste le débouché industriel incontournable du coton burkinabè.
- Quartier BolomakotéSur la route de Dafra, ce quartier populaire du sud a vu naître en 1978 le groupe Farafina, ambassadeur du balafon burkinabè.
- Quartier Colsama (Colma)Selon la tradition, le chasseur fondateur de Sya revenait se reposer ici après ses expéditions, donnant son nom à ce quartier du nord.
- Mgr Anselme Titianma SanonFils d'un chargé de masques de Kibidoué, premier baptisé de sa famille, il devient à 37 ans évêque de sa ville natale et l'un des théoriciens de l'inculturation en Afrique.
- Sogossira SanonChef de canton et chef bobo de Kibidoué pendant trois décennies, il a donné son nom en 2011 au musée communal de Bobo-Dioulasso.
- Victor DéméFils de griotte, un guitariste de Bobo met vingt ans avant qu'un unique titre ne le révèle au monde.
- Mahama KonatéUn balafoniste sénoufo réunit huit musiciens à Bolomakoté et propulse le groupe burkinabè le plus connu sur les scènes du monde.
- Dani KouyatéUn cinéaste griot puise dans les Rencontres de Sya la matière de récits sur la mémoire orale et la modernité.
- Indépendance de la Haute-VoltaUne capitale économique naît avec le pays, mais son avenir politique va très vite se jouer ailleurs.
- Inauguration de la cathédrale Notre-Dame-de-LourdesUn chantier confié à une entreprise française met quatre ans à donner à la ville sa cathédrale.
- Nationalisation de l’huilerie-savonnerieL’État reprend en main la production d’huile et de savon, posant la première pierre d’un futur géant du coton.
- Jumelage avec Châlons-en-ChampagneUne amitié franco-voltaïque scellée en 1970 ouvre la longue liste des villes soeurs de Bobo-Dioulasso.
- Unité industrielle moderne d’huilerie-savonnerieUne nouvelle chaîne de production installe l’huilerie-savonnerie au coeur du poumon industriel de la ville.
- Anselme Titianma Sanon évêque de Bobo-DioulassoUn jeune prêtre bobolais accède à l’épiscopat et devient l’un des grands penseurs de la théologie africaine.
- Grèves générales contre le parti uniqueDeux jours de grève paralysent le pays et enterrent un projet de parti unique porté depuis le sommet de l’État.
- Fondation du groupe FarafinaHuit musiciens réunis dans un quartier populaire vont bientôt faire résonner le balafon bobolais bien au-delà du Burkina.
- Création de la Semaine nationale de la cultureDeux mille artistes se rassemblent à Ouagadougou pour l’édition pilote d’un rendez-vous qui va bientôt s’enraciner à Bobo.
- La place de la gare devient Place Tiéfo AmoroLa Révolution redonne un nom de résistant à l’esplanade la plus fréquentée de la ville.
- 3e SNC à Bobo-Dioulasso et réserve de biosphèreLa même année, la ville accueille pour la première fois la grande fête culturelle nationale et voit sa mare aux hippopotames consacrée par l’UNESCO.
- Victor Démé révélé au Centre culturel françaisLe fils d’une griotte bobolaise se fait remarquer lors d’un concours local, bien avant de conquérir les scènes internationales.
Bobo aujourd’hui · Métropole créative
- Musée communal Sogossira Sanon (ex-Musée provincial du Houet)Né d’une alliance entre trois peuples pour transmettre leur mémoire, ce musée accueille désormais surtout un public burkinabè fidèle.
- Mausolée de Tiéfo Amoro, NoumoudaraPlutôt que d’être capturé, le chef tiéfo choisit sa propre tombe : son nom orne aujourd’hui une place, un mausolée et un institut militaire.
- Stade Général Aboubacar Sangoulé Lamizana (ex-Stade Omnisports)Une enceinte construite pour la CAN 1998, devenue aussi un lieu de rassemblement culturel : la SNC 2024 y tient sa cérémonie d’ouverture.
- Maison de la culture Mgr Anselme Titianma SanonBaptisée du nom d’un archevêque pour l’anniversaire de l’indépendance, cette maison reste l’un des rares outils culturels professionnels hors de la capitale.
- Université Nazi Boni (campus de Nasso)Né comme centre universitaire polytechnique en 1995, l’établissement devient une université en 1997 et porte depuis 2017 le nom du premier écrivain du pays.
- Quartier SarfalaoSymbole de l’explosion démographique récente de Bobo-Dioulasso, ce grand quartier du sud a vu sa population presque doubler en un peu plus d’une décennie.
- Centre culturel Bobo-Mandaré, Centre Sénoufo, Centre artistique Taba TabaTrois centres culturels officiels, dédiés aux patrimoines bobo et sénoufo ainsi qu’aux arts plastiques, complètent l’offre muséale de la ville.
- El Hadj M'Pa Yacouba SanouMaçon retraité devenu à près de quatre-vingt-dix ans djamanatigui des Bobo-Madarè, ce chef musulman a présidé pendant huit ans la chefferie coutumière de Dioulassoba.
- Sébastien Bazémo, dit BazemséUn styliste transforme dès 2016 un tissu longtemps moqué en emblème officiel de la culture créative burkinabè.
- Bertrand TraoréNé à Bobo en 1995, un attaquant formé en Europe incarne une génération entière de footballeurs issus de la ville.
- Messe de Jean-Paul II Place Tiéfo AmoroUne place rebaptisée six ans plus tôt accueille l’un des plus grands rassemblements jamais vus dans la ville.
- Création du Musée provincial du HouetTrois communautés unissent leurs efforts pour donner à Bobo-Dioulasso son premier musée, en pleine fête culturelle nationale.
- La Mare aux hippopotames devient site RamsarUne zone humide déjà classée forêt puis biosphère accumule un troisième statut de protection internationale.
- Bobo-Dioulasso reçoit un statut particulierDeux lois votées le même jour de 1993 refondent le statut administratif de la ville, la même année qu’un nouveau jumelage.
- Création du Centre universitaire polytechnique de Bobo-DioulassoUn campus s’ouvre à Nasso pendant que la vieille huilerie publique change de mains, la même année de transition.
- CAN 1998 et ouverture du Stade OmnisportsUn stade tout neuf accueille la grande fête du football continental, et les Étalons manquent de peu la finale.
- Réhabilitation du Grand MarchéUn demi-siècle après son inauguration, le marché central subit d’importants travaux de rénovation.
- Bobo-Dioulasso érigée en archidiocèseL’évêque en poste depuis un quart de siècle change de titre le jour où son diocèse gagne un rang.
- Crises ivoiriennes et choc économiqueDeux crises successives en Côte d’Ivoire viennent frapper l’artère économique qui fait vivre la ville depuis le rail de 1934.
- L’hôpital devient CHU Sourô SanouLe grand hôpital de l’Ouest burkinabè franchit un cap universitaire et compte aujourd’hui près de six cents lits.
- Création de l’INSSA et jumelage avec FèsUne nouvelle école de santé, un jumelage marocain et l’arrivée de la mangue à l’export marquent la même année.
- Construction du mausolée de Tiéfo AmoroUne tombe souterraine entourée de cinquante-deux villages rend hommage au chef tombé face à Samory Touré.
- Passage de trois à sept arrondissementsUn redécoupage administratif double le nombre d’arrondissements et coïncide avec un nouvel accord de coopération française.
- Le stade omnisports devient Stade Sangoulé LamizanaDouze ans après son ouverture pour la CAN, la grande enceinte sportive de Bobo prend le nom d’un ancien chef de l’État.
- Le musée devient Musée communal Sogossira SanonEn hommage au chef bobo de Kibidwé disparu trois ans plus tôt, le musée provincial change de nom en 2011.
- Mutinerie du Camp Ouezzin CoulibalyUne garnison en rébellion tire, pille et brave le couvre-feu pendant trois jours, jusqu’à l’intervention des forces spéciales.
- Inauguration de la Maison de la cultureEn pleine politique nationale de développement culturel, la ville inaugure un vaste équipement destiné à accueillir ses grandes manifestations.
- La Maison de la culture est baptisée Mgr Anselme Titianma SanonEn décembre 2015, la ville choisit le nom de son ancien archevêque pour honorer, en pleine fête nationale, ce grand bâtiment culturel.
- Renaissance du Koko DundaUn pagne longtemps moqué devient, grâce à un styliste, symbole de fierté nationale et tenue officielle d’une grande fête culturelle.
- Réhabilitation de la Grande MosquéeTrois ans de travaux coûteux redonnent son lustre à la mosquée, avant une contestation qui éclatera bientôt.
- Centenaire de la mort de Guimbi OuattaraLa ville honore, cent ans après sa mort, la princesse médiatrice qui négocia la paix avec Samory Touré.
- Première pierre du nouveau CHUUn hôpital de cinq cents lits, financé par la Chine, doit demain soulager un CHU historique saturé.
- Effondrement du minaret de la Grande MosquéeÀ peine restaurée, la mosquée perd son minaret principal, ravivant les doutes sur la qualité du chantier achevé deux ans plus tôt.
- L’insécurité gagne les Hauts-BassinsLa menace jihadiste progresse vers l’ouest du pays et vide les hôtels de la capitale économique de ses visiteurs.
- Bobo-Dioulasso chef-lieu de la région du GuirikoLa réforme territoriale de 2025 ressuscite, dans son nom, le royaume fondé au XVIIIe siècle par Famagan Ouattara.
- Bobo-Dioulasso entre au Réseau des villes créatives de l’UNESCOReconnue pour son artisanat et non pour sa musique, Bobo-Dioulasso doit cette distinction internationale au pagne koko dunda.
- Incendie au Grand MarchéUne étincelle de chantier embrase sept boutiques du grand marché, sans faire de victime.